Atomic Bird

Mon Blog à moi

Réparer les données EXIF d'un DNG...

...issu d'un NEF sauvé avec Nikon Capture NX.

Posté le 05 octobre 2011 à 00h44 - Catégories :: Bricolage :: Photographie :: Version PDF Publier cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter

Je le dis tout de suite : NON, cet article n'explique pas comment on peut récupérer les traitements effectués et enregistrés dans une photo au format NEF après passage en DNG, désolé.

J'ai enfin réussi ce soir à résoudre un problème qui m'enquiquinait depuis pas mal de temps, donc autant en faire partager d'autres.

Je fais de la photo numérique. J'ai un Nikon et j'utilisais au départ le logiciel Nikon Capture NX pour le post-traitement et l'exportation. Je travaillais donc avec les fichiers NEF, format propriétaire de Nikon.
Puis j'ai découvert Adobe Lightroom qui m'a rapidement séduit par sa philosophie et sa rapidité. J'ai donc décidé de franchir le pas, je suis passé chez Adobe et j'en ai profité pour convertir tout mon stock (qui n'était pas bien gros) en DNG, leur format open-source (pour diverses raisons qu'il est inutile d'aborder ici). Jusque là, tout va bien.

Ensuite, l'envie m'a pris de géotagger mes photos, afin d'avoir directement la position de chacune, j'ai donc utilisé GeoSetter, un petit logiciel gratuit qui s'avère diablement pratique. Il nous donne la possibilité d'ajouter la position géographique via une interface GoogleMaps (et plein d'autres trucs totalement déments, comme la possibilité d'utiliser le fichier log d'un traceur GPS avec de tagger automatiquement les photos en fonction de l'heure, et ça marche bien !).

Et soudainement, paf, tracas. Certaines de mes photos font planter GeoSetter sans raison apparente. :(

En fait si, il y a une raison que j'ai mis du temps à trouver : Il s'agit des photos que j'ai préalablement modifiées dans Nikon Capture.
Ce qu'il se passe c'est que lors de l'enregistrement du fichier dans Nikon Capture, des informations sont ajoutées dans le fichier NEF (puisque le logiciel n'a pas besoin de passer par un fichier xml externe pour stocker les opérations effectuées sur son propre format de fichier). Il rajoute donc des trucs de ce style-là, au beau milieu d'une mélasse d'octets illisibles :

<historystep>
	<version>20</version>
	<feather>0</feather>
	<featherEnabled>false</featherEnabled>
	<baseFill>0</baseFill>
	<baseFillEnabled>true</baseFillEnabled>
	<paintToolsEnabled>true</paintToolsEnabled>
	<mixerEnabled>false</mixerEnabled>
	<filter id="nik::AdaptivePaste">
		<active>true</active><parameters><integer name="BrushSize">40</integer><integer name="BrushSize[0]">20</integer><integer name="InvalidRect.maxX">1854</integer><integer name="InvalidRect.maxY">1275</integer><integer name="InvalidRect.minX">1770</integer><integer name="InvalidRect.minY">1199</integer><stroke name="Points"><strokePoint x="1832" y="1220" p="1.000000" /></stroke><integer name="StrokeCount">1</integer><stroke name="Stroke[0]"><strokePoint x="1791" y="1253" p="1.000000" /><strokePoint x="1826" y="1227" p="1.000000" /><strokePoint x="1829" y="1224" p="1.000000" /><strokePoint x="1830" y="1223" p="1.000000" /><strokePoint x="1831" y="1221" p="1.000000" /><strokePoint x="1832" y="1220" p="1.000000" /></stroke><integer name="Version">1</integer><integer name="nik.BlendingMode">0</integer><integer name="nik.ChannelMode">0</integer><integer name="nik.MixerActive">0</integer><integer name="nik.Opacity1">100</integer><integer name="nik.Opacity2">100</integer><integer name="nik.Opacity3">100</integer></parameters></filter>

À la conversion en DNG, ces informations sont conservées, sans qu'on sache trop pourquoi puisqu'elles sont devenues inutiles. Et lorsque GeoSetter (ou plus exactement ExifTool, le module dont se sert GeoSetter pour manipuler les données) veut modifier les informations EXIF de ce fichier DNG "hybride", il se fracasse tête la première dans cette masse d'informations parasites. Poum, plantage.

Damn'. Voilà qui est fâcheux.

HEUREUSEMENT, on peut pallier ce problème grâce à un super soft appelé... ExifTool. Eh oui grâce à ce même soft qui plante on peut réparer les données foireuses et avoir de nouveau un fichier sain.
Alors comment faire ? Pour commencer, récupérer ExifTool sur le site du créateur.
Après l'avoir lancé en ligne de commande, on entre la ligne suivante :

exiftool -all= -tagsfromfile @ -all:all "mon_image_foireuse.dng"

Et le logiciel va s'affairer à réparer les décalages ou les mauvaises entrées dans les données de votre image DNG, afin que tout rentre dans l'ordre.
Pas d'inquiétude, ExifTool fait une copie de sauvegarde du fichier avant toute modification (l'ancien fichier se voit doté du suffixe _original).
Au final, on se retrouve avec un fichier identique, mais surtout épuré des informations parasites de Nikon Capture.

Banco.

PS : Vous remarquerez la structure très "film américain" de mon article où je tease et rallonge la sauce pendant les 3/4 du temps pour un final pourri expédié en 3 lignes. Michael Bay accroche-toi à ton slip, j'arrive.

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Braid Original Soundtrack Cover Templates

Des petits templates pour rendre tout joli votre CD de l'ost de Braid.

Posté le 30 décembre 2010 à 20h14 - Catégories :: Infographie :: Jeux vidéos :: Musique :: Version PDF Publier cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter

Braid. Une merveille vidéoludique. Un gameplay génial. Un scénario passionnant. Des graphismes extraordinaires. Une bande son divine. Voilà.

Maintenant que vous connaissez mon avis sur la chose, partagé par bon nombre de joueurs s'y étant essayé, entrons dans le vif du sujet.

L'OST de ce jeu est une des meilleures qu'il m'a été donnée d'entendre, à côté de World of Goo. Pourtant, à la différence de ce dernier, Braid ne dispose pas d'un artiste affilié à la création de la bande son. Les créateurs du jeu sont plutôt allés piocher sur le site MagnaTunes parmi plusieurs artistes indépendants afin de trouver les morceaux les plus adéquats pour habiller l'aventure de Tim. Et ils ne se sont pas trompés. Tantôt très lent, tantôt effrénée, le rythme des musiques de Braid est vraiment unique, créant une ambiance planante ou envoûtante.

Si vous ne la connaissez pas, jugez par vous-même :

Magnatune.com

Music from Braid by Sieber, Kammen, Fulton and Schatz

Après avoir joué à Braid, je n'ai eu qu'une envie, me procurer l'OST. Cette dernière était disponible sur le site de MagnaTune. A l'époque, le système était en Pay What You Want, comme son nom l'indique, on mettait ce qu'on voulait pour récupérer l'album au format MP3. Une option supplémentaire était d'ajouter un supplément de quelques euros pour bénéficier d'une version CD, imprimée et expédiée par la poste tout bien comme il faut. Comme je suis bassement matérialiste sur les musiques que j'aime, j'ai sauté sur l'occasion, surtout que le site proposait les musiques en téléchargement "gratuitement" le temps que le CD arrive.

J'étais donc plutôt impatient de recevoir mon achat dans un joli p'tit paquet, m'attendant à recevoir un CD en bonne et due forme comme n'importe quel album qu'on trouverait dans le commerce. Il n'en fut malheureusement pas grand-chose...

Le CD que MagnaTune a eu la gentillesse de m'envoyer n'était visuellement rien de plus qu'un vulgaire CD-R dans une boite en plastique à deux sous, le tout aux couleurs du site, peinturluré de vagues formes photoshopesques d'assez mauvais goût et surtout en parfait inadéquation avec le contenu du CD. Seul le minuscule texte dans un coin de la pochette et du CD permettait de connaître le contenu de ce dernier, dans une police Arial formidablement banale. Bref, l'ensemble était laid et m'a très déçu. Si j'avais su, je l'aurais gravé moi-même.

Pour sécher mes larmes de désarroi et donner à cette chose l'aspect qu'il mérite, je me suis mis en tête de faire les impressions moi-même, avec mes petites mains et un bon photoshop pas piqué des hannetons. Et comme je ne suis pas trop mécontent du résultat, je vous en fais cadeau. Ça n'a certes rien d'exceptionnel, mais c'est toujours mieux que l'horreur de MagnaTune.

Méfiez-vous des contrefaçons ! L'OST en question s'appelle officiellement "Music From Braid", contient 10 chef-d'oeuvres de Jami Sieber, Shira Kammen, Cheryl Ann Fulton et Jon Schatz (le remixeur en folie), et se trouve précisément ici.

Toutes les images sont disponibles en deux formats : PSD et JPG. Les fichier PSD contenant déjà les repères de découpe ou de pliage, je les ai ajoutés manuellement dans les images JPG (qui sont à imprimer en résolution 300dpi). Pardonnez-moi si je n'ai pas utilisé l'espace CMJN.

 Alors voilà, on commence par la pochette du CD, à plier en deux pour faire un magnifique booklet.

Braid OST Cover - Booklet

Fichier PSD
Fichier JPG

Le verso du boitier à présent, avec les deux petits rabats de chaque côté.

Braid OST Cover - Verso

Fichier PSD
Fichier JPG

Le verso du verso. Ou le recto de l'intérieur comme vous préférez. Le truc à mettre sous le CD quoi (pour peu que le boîtier soit transparent).

Braid OST Cover - Inside

Fichier PSD
Fichier JPG

L'étiquette du CD, à imprimer sur du papier adéquat sinon c'est la loose.

Braid OST Cover - CD

Fichier PSD
Fichier JPG

Le truc ressemble à ça avec la découpe visible et la marge :

CD découpe

Et pour finir, un template du boitier envoyé par MagnaTune, un peu original, à la manière d'un boitier DVD taillé pour un CD.

Braid OST Cover - Magnatune

Fichier PSD
Fichier JPG

Voilà, en espérant que ça serve à certains. :) Je rajouterai des p'tites photos supplémentaires par la suite si l'envie m'en prend.
Et je vous souhaite à tous une très bonne année 2011.

Tout ceci a malheureusement été réalisé sans l'accord préalable du ou des auteurs des artworks... Je m'en excuse et j'espère qu'ils ne m'en tiendront pas rigueur... :(

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L'Abbaye des Morts

An obsolete videogame for a dark passage of history

Posté le 26 septembre 2010 à 13h32 - Catégories :: Jeux vidéos :: Sur le web... :: Version PDF Publier cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter

Un petit article qui ramène ce blog à la vie pour parler d'un jeu très sympathique que j'ai découvert il y a de cela quelques semaines (par l'intermédiaire de Camarade Chev, merci à lui) : L'Abbaye des Morts.

Title Screen

De quoi s'agit-il exactement ?

Comme décrit sur le site officiel, l'Abbaye des Morts est un petit jeu indépendant et gratuit (un freeware), développé en deux semaines par une équipe de ...deux personnes, Locomalito pour toute la partie programmation et visuel (et à qui on doit déjà des jeux comme 8-bits killer ou encore Hydorah), et Gryzor87 pour la musique, les FXs et la cover, à leur retour de vacances dans le Languedoc :) Cocorico, comme on dit.

Le fond

Voici ce que dit le synopsis :

In the 13th century, the Cathars, who preach about good Christian beliefs, were being expelled by the Catholic Church out of the Languedoc region in France.
One of them, called Jean Raymond, found an old church in which to hide, not knowing that beneath its ruins lay buried an ancient evil.

À ceux qui ne comprendraient pas un traitre mot d'anglais, voici une petite traduction.

Au 13e siècle, les Cathares, qui prêchaient la bonne parole Chrétienne, furent chassés de la région française du Languedoc par l'Église Catholique.
L'un d'entre eux, Jean Raymond, découvrit une vieille église dans laquelle se réfugier, sans se douter qu'à l'intérieur somnolait un mal ancien.

Le contexte est donc placé. Sombres histoires de religions, monstres et créatures occultes, vestiges abandonnés à explorer. Tout ça rappelle un peu Castlevania, sauf que là, le héros n'est pas Alucard, Soma ou Richter, mais bien Jean Raymond, et qu'il n'a absolument aucune arme. Eh oui, tout de suite, c'est moins classe. :p Et pourtant...

12 brothers hid and died here

Le but du jeu, rapidement révélé au joueur durant sa progression, est de retrouver 12 croix Cathares dispersées dans la vingtaine de salles à explorer (oui, c'est peu, encore une fois nous ne sommes pas dans le château de Dracula), tout en évitant du mieux possible les hordes de squelettes, chauve-souris et autres démons qui errent entre les murs de l'Abbaye. Le jeu est un platformer des plus classiques, et chaque contact avec une de ces créatures vous fera perdre une vie. Pas de sauvegarde possible, pas de continue, dès que vous n'avez plus de vie, game over. Autant vous dire tout de suite que vous ne terminerez sans doute pas le jeu du premier coup.
Au cours de votre progression, vous trouverez des cœurs augmentant votre stock de vies, des checkpoints ou points de respawn, au pied desquels vous réapparaitrez après en avoir perdu une, ou encore des parchemins, fournissant des indices sur la résolution de certaines énigmes ou sur l'histoire du jeu.

La forme

L'Abbaye des Morts a un style volontairement old-school. Très old-school même, les développeurs ayant désiré donner à leur jeu une apparence proche du SpectrumZX, avec des sprites monochromatiques, des contrastes très forts entre arrière et avant-plans, et une musique monophonique. Les contrôles sont réduits au strict minimum : Haut, Bas, Gauche et Droite.

Catacombs

Tout cela peut paraître un peu trop minimaliste aux yeux de certains, notamment des joueurs qui n'ont pas connu cette époque, pourtant le cocktail s'avère diablement efficace et colle parfaitement à l'ambiance glauque du jeu, ambiance qui me rappelle d'autres jeux comme Shadowgate ou Solstice sur NES. Les petites descriptions de la situation affichées en bas à droite de chaque écran jouent sans doute également un rôle là-dedans. ^^

Quoi d'autre ?

La durée de vie de l'Abbaye des Morts est très faible : comptez au grand maximum une journée pour le terminer, en accumulant tous les game over et les "Oh je suis encore mort, je fais un break, je reprends tout à l'heure", ou moins de 15 minutes (attention spoiler) si vous connaissez par cœur le terrain et n'êtes pas une tanche en jeux de plateformes. La difficulté n'est ici définie que par votre capacité à atteindre les quelques endroits les plus isolés, à éviter les ennemis, à vous repérer dans le mini-labyrinthe que constitue l'église, ainsi que par votre persévérance (j'ai fait game over un bon nombre de fois pour ma part :x). Cela dit, une durée de vie plus longue aurait sans doute compliqué l'affaire. Sans sauvegarde, le moindre échec aurait entrainé une frustration plus importante qui, je pense, aurait finalement nui à tout le jeu.

Au final...

L'Abbaye des Morts n'est pas à proprement parler un "grand jeu", les développeurs ne l'ont pas créé dans ce but, mais plutôt un de ces petits jeux "sur le pouce" qui occupe un après-midi de grisaille, quand on ne sait pas trop à quoi occuper son temps et qui constitue une très bonne surprise étant données les conditions de sa réalisation. Le challenge est présent, le plaisir l'est tout autant, et la fin est excellente. :) A faire et à refaire sans hésitation.

Si vous ne l'avez pas encore essayé, foncez ! Moi je suis fan.

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